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Le premier orgue
Le projet
La commande
La construction
1881 : l’inauguration
De 1881 à 2004
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Introduction
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La soufflerie
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Dalstein & Hærpfer
Un patrimoine impressionnant

Composition

L’été de l’Orgue 2014

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Les transmissions

La mécanique est conforme à ce que l’on peut observer dans tous les instruments de Dalstein-Hærpfer construits entre 1870 et 1895, mais avec un degré de complexité bien plus grand. Il s’agit d’une mécanique non suspendue, à équerres, avec vergettes en sapin et équerres en laiton.

Les abrégés comportent des cadres en chêne et des crapaudines en hêtre. Les rouleaux sont soit en sapin, principalement pour les claviers manuels, soit en fer peint en noir, principalement pour la pédale. Dans les deux cas, les bras sont en fer. Comme toujours chez Dalstein-Hærpfer, les écrous des tiges filetées en sont pas en cuir mais en bois, en noyer et en tilleul.

La machine Barker est placée dans le soubassement, dans l’axe de l’instrument. Il s’agit d’un modèle dérivé de ceux de Cavaillé-Coll, avec soupape de décharge à l’extérieur de la gravure. Elle a été sous-traitée à un facteur d’orgues belge, Ph. Forrest.
Elle comporte cinq étages, les étages inférieurs ayant 11 soufflets et le dernier 12 soufflets.


A l’origine, il y avait deux accouplements et deux tirasses. Les balanciers des accouplements II/I et III/I se
trouvent dans le soubassement, au-dessus de la machine Barker, tandis que ceux des tirasses I/P et II/P se trouvent dans la console.
En 1936, Jacquot a ajouté un accouplement III/II et une tirasse III/P dans l’espace disponible derrière la
machine Barker. Ces ajouts ont été faits selon une technologie très proche de celle d’origine, ils sont de bonne qualité et fonctionnent bien.

Le tirage des jeux se fait par des vergettes en sapin, avec des balanciers d’équilibrage munis de contrepoids.
Le tirage des trois jeux d’anches de la pédale a été modifié par Jacquot : alors que l’appel des jeux d’anches de la pédale se faisait à l’origine par un coupe-vent, comme pour les claviers manuels, Jacquot a laissé le coupe-vent de la pédale en position ouverte et a intercalé une machine pneumatique entre les vergettes de ces trois jeux d’anches, située dans le soubassement.

Un gros travail a été réalisé sur la mécanique. Tous les éléments ont été démontés. Les vergettes cassées, trop usées ou trop fragilisées ont été remplacées en copie, de même que les tiges filetées et les écrous en bois. Les filetages ont été désoxydés, les mouches ont été généralement remplacées, de même que les écrous. Tous les axes ont été regarnis, de même que les trous d’attache des équerres et des bras d’abrégés. Les rouleaux d’abrégés en métal ont été désoxydés et repeints.

La machine Barker a été entièrement restaurée en atelier, en renouvelant toute la peausserie.
Le tirage des jeux a été restauré de la même manière que celui des notes. Un soin particulier a été apporté à la restauration du mécanisme du crescendo, qui était un dispositif très courant dans les orgues de l’école de Walcker mais dont il n’existe plus d’autre exemple connu en France. Cependant l’absence de démultiplication des forces (et l’impossibilité d’en prévoir dans l’espace disponible) rend sa manipulation très difficile.

Les mécanismes des appels de combinaisons des trois claviers manuels ont été restaurés. A la pédale, l’appel pneumatique des jeux d’anches, posé par Jacquot en 1940, a été supprimé et la commande du coupe-vent dans le porte-vent de ce sommier sera rétablie comme à l’origine. En fait, il est apparu que l’appel d’anches de pédale est actionné avec celui du G.O.. La cuiller placée au dessus des appels sert donc à enfoncer en même temps les appels d’anches de G.O. (et pédale) et Positif (à Hayange, la même pédale, placée un peu différemment entraîne les trois appels).



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