Introduction
Le premier orgue
Le projet
La commande
La construction
1881 : l’inauguration
De 1881 à 2004
Sources

Introduction
Le buffet
Les sommiers
Les transmissions
La console
La tuyauterie
La soufflerie
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Dalstein & Hærpfer
Un patrimoine impressionnant

Composition

L’été de l’Orgue 2014

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Le premier orgue

Deuxième paroisse de Nancy par l’ancienneté, après celle de Saint-Epvre, la paroisse Saint-Sébastien fut fondée à la fin du XVIe siècle pour desservir les nouveaux quartiers de la Ville-Neuve. D’abord hébergée dans la chapelle de l’hôpital Saint-Julien, elle put investir en 1607 la première Primatiale provisoire, qui venait être achetée par la ville de Nancy. Un petit orgue d’occasion de quatre jeux y fut posé en 1608, remis en état par Nicolas Hocquet, qui le répara à nouveau en 1616. En 1628, c’est Chrétien Dognon qui fut chargé de le réparer. Est-ce toujours le même instrument qui fut réparé en 1693 et doté d’une pédale deux ans plus tard par Jean Adam ? D’autres travaux effectués en 1699 par Jean Adam, dans un buffet neuf de Nicolas Regnault, en firent un instrument de deux claviers et demi. Dominique Colin remplaça en 1708 le sommier du positif et remonta en 1719 l’orgue dans la chapelle des Jésuites, où le service de la paroisse fut transféré dans l’attente de la construction de la nouvelle église Saint-Sébastien.

Ce nouvel édifice fut érigé entre 1720 et 1731, sur les plans de l’architecte Jean-Nicolas Jennesson. Il fut décidé d’emblée d’y construire un nouvel orgue, plutôt que d’y remonter le vieil instrument. Deux facteurs se présentèrent et Claude Moucherel fut préféré à Jean-Jodoc Vonesche : le marché fut signé le 9 mai 1733 et le nouvel instrument put être réceptionné en 1735 par Pierre Legros, de Metz. Cet ouvrage d’une trentaine de jeux sur trois claviers et pédale fut rapidement jugé défectueux. Dès 1741, Jean-Adam Dingler fut appelé pour revoir en profondeur la mécanique. En 1745, Nicolas Dupont remplaça les quatre soufflets.

Un nouveau devis de réparations, signé le 2 août 1762 par le facteur Dingler et l’organiste Joseph Marchal fut si sévère que l’on résolut de faire construire un nouvel instrument. La commande fut passée le 27 janvier 1763 auprès de Jean-Adam Dingler, pour un instrument de 33 jeux sur quatre claviers et pédale, coûtant 9.300 livres. Mais Dingler était occupé à d’autres chantiers et il ne commença son ouvrage qu’en 1768. La réception fut assurée le 8 août 1770 et les trois organistes nancéiens requis se montrèrent très satisfaits. L’ancien orgue semble avoir été revendu à Briey. Mais dès 1779, George Küttinger dressa un nouveau devis de réparations, où il se montra très sévère à l’égard de son ancien maître Dingler. Quoi qu’il en soit, l’orgue Dingler remanié par Küttinger disparut en 1793.

Lors du rétablissement du culte, en 1803, l’organiste Joseph Stezle posa dans l’église Saint-Sébastien un orgue qu’il avait acheté au cours de la Révolution et qu’il loua à la paroisse. Il s’agissait de l’ancien orgue de l’église des Prémontrés de Nancy (actuel temple protestant), construit en 1758 par le même Dingler. En 1810, Stezle vendit son orgue à la paroisse et y ajouta un positif de dos.

Christian Lutz



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