Introduction
Le premier orgue
Le projet
La commande
La construction
1881 : l’inauguration
De 1881 à 2004
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Introduction
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Dalstein & Hærpfer
Un patrimoine impressionnant

Composition

L’été de l’Orgue 2014

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De 1881 à 2004

Après 1881

Quinze ans plus tard, l’orgue fut trouvé dérangé “par le tassement ou par l’usage et le calorifère”. Lors de la séance du 24 avril 1896, le conseil examina deux devis, l’un de Dalstein-Hærpfer et l’autre de Didier, c’est-à-dire plus probablement Charles Didier-Van Caster qu’Henri Didier. Mais ce n’est que le 10 février 1899 qu’il donna son accord au devis de réparation présenté par Dalstein-Hærpfer, s’élevant à 3.000 F. Le devis des facteurs de Boulay, dont le brouillon est conservé dans leurs archives, précise que l’orgue avait souffert de la trop grande chaleur ainsi que de la poussière provoquées par le nouveau chauffage et qu’il fallait huit à dix semaines de travail pour remettre l’instrument en état.

Le premier ventilateur électrique fut posé avant 1914, par Dalstein-Hærpfer, comme l’atteste une étiquette collée sur le porte-vent qui le relie au réservoir primaire.

Le grand relevage de Jacquot en 1936

Le relevage suivant fut effectué en 1936 par la maison Jacquot, ainsi que l’atteste une mention manuscrite retrouvée dans le soubassement sur une étiquette d’expédition ferroviaire de “Bolchen” (= Boulay) à Nancy : “Relevage en 1936 par la maison Jacquot Rambervillers Vosges”, ainsi que par les archives de la manufacture de Rambervillers. C’est à cette occasion que furent ajoutés un accouplement III/II et une tirasse III/P, en supprimant l’accouplement général et la pédale d’orage. L’ordre des trois bascules fut également modifié, en réunissant côte à côte les bacules d’expression du récit et du positif, qui étaient séparées par la bascule de crescendo.

La même entreprise revint en 1940 pour transformer l’appel des jeux d’anches de la pédale, pour 550 F, puis en 1957 pour réparer les deux plus grands tuyaux de façade, pour 63.550 F.

De 1970 à 2004

Vers 1970, l’orgue était en mauvais état, la mécanique étant déréglée. Ce fut Philippe Hartmann qui fut chargé de remettre l’instrument en état de marche, ce qu’il fit fort respectueusement, sans la moindre tentation de baroquisation. Sur ses conseils, l’orgue fut classé parmi les Monuments historiques le 12 mai 1978.

Durant les années quatre-vingt-dix, divers travaux d’entretien effectués en vue des concerts du festival L’été de l’orgue ou d’enregistrements de disques permirent de remettre l’orgue dans un assez bon état de jeu, même si l’état général est loin d’être satisfaisant.

En 2004, la restauration complète de l’instrument est confiée à la manufacture d’orgues Laurent Plet de Troyes associée à Jean-Baptiste Gaupillat de Noviant aux Près.

Christian Lutz



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