Introduction
Le premier orgue
Le projet
La commande
La construction
1881 : l’inauguration
De 1881 à 2004
Sources

Introduction
Le buffet
Les sommiers
Les transmissions
La console
La tuyauterie
La soufflerie
Présentation générale

Dalstein & Hærpfer
Un patrimoine impressionnant

Composition

L’été de l’Orgue 2014

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Le buffet

Alors que le projet initial prévoyait de loger le nouvel orgue dans l’ancien buffet de Dingler, après transformations, ce fut finalement un buffet neuf qui fut confectionné en 1880-1881 par Claudel sur les plans de l’architecte P. Urmès et le buffet du XVIIIe siècle fut vendu avec l’instrument qu’il abritait.

Deux cartouches gravés sur le soubassement citent les différents acteurs de cette construction :

P. URMÈS Arche
DALSTEIN
&
HAERPFER
Facteurs
RIGAULT
Organiste
1881
CONSEIL DE FABRIQUE
MM.
H. GRAND’HEURY Curé
J. MADELIN Président
ALF. DIGOT “ “ “
J. MARCHAL-COLLOT Secrétaire
A. GÉNY Trésorier
C. JEANMAIRE J. SCHAFFER
H. TISSERAND L. TONNELIER
P. URMÈS
1881

La boiserie de style éclectique mêle des éléments néo-baroques, tels le positif postiche et les couronnements du grand corps, et des éléments néo-classiques, tels les arcs en plein cintre du premier étage de la tuyauterie.

Le meuble est constitué d’une façade en chêne verni, il est non porteur puisque les sommiers reposent sur une charpente en chêne.
A l’intérieur, les parois sont en sapin non peint, notamment pour fermer le soubassement.
A l’arrière, une des portes ouvrant sur la machine Barker a été remplacée par une porte en contreplaqué. Les deux boîtes expressives sont en sapin peint, avec jalousies verticales à l’avant.

Les tuyaux de façade sont en étain, avec écussons rapportés en plein cintre, sans oreilles. Les deux plus grands tuyaux (C et Cs de la Montre 16) ont montré assez rapidement des faiblesses, ce qui a conduit un facteur (Jacquot en 1957 ?) à les suspendre, mais en supprimant leur agrafe au croissant, ce qui n’a fait qu’augmenter leur déformation. Celui de droite (C) avait une bouche fortement déformée.
Les tuyaux de la partie supérieure de la façade, de même que ceux du positif postiche, sont tous des chanoines. Deux tuyaux de la partie supérieure sont même dépourvus de pieds.

Dans un premier temps, après le démontage quasi complet de la partie instrumentale, la charpente et la façade ont été protégés de la poussière et de l’humidité, pendant les travaux de restauration de la voûte et du mur arrière.
Une fois ces travaux annexes achevés, ces protections légères ont été démontées. Un échafaudage a été mis en place pour la restauration de la façade, à l’intérieur et à l’extérieur de l’orgue.

Tout le buffet a été dépoussiéré à l’aspirateur puis lessivé et rincé à l’éponge humide. Les éléments en bois tendre ont fait l’objet d’un traitement insecticide et fongicide à titre préventif. La façade vernie a été nettoyée après différents essais à la laine d’acier et au dissolvant par endroit pour éclaircir un peu la teinte puis revernie à l’aide d’une matine à l’alcool.

Au soubassement, les petites pièces de bois rapportées pour fixer les lampes ont été maintenues et ont retrouvé toute leur utilité. En effet, les lampes qui avaient été déposées à une époque indéterminée ont été nettoyées et remises en place sur le soubassement. Tous les trous provenant des anciennes installations électriques ont été rebouchés.

Des petits éléments disparus dans les sculptures ont été remplacés : quelques volutes et quelques fruits le long du faux Positif de dos, et surtout le visage de l’ange joueur de triangle, placé sur la grande tourelle côté C.

La stabilité de la charpente et de la façade ont été vérifiée et les éléments fragilisés seront renforcés (haut des grandes tourelles). Les deux échelles d’origine, assez fragiles, ont été remplacées par des échelles plus solides. L’accès originel à la passerelle d’accord du récit, par une trappe s’ouvrant dans cette passerelle, est rétabli, et deux marchepieds ont été ajoutés autour du Récit pour en faciliter l’accès. Une échelle fixe permet de redescendre vers le G.O.
La porte arrière du soubassement qui avait été remplacée en contre-plaqué est maintenant en sapin, avec ses charnières en copie des anciennes. Les divers petits trous dans le soubassement, notamment à la façade, ont été rebouchés.
Aux boîtes expressives, la boiserie a été nettoyée et traitée préventivement, mais non repeinte de manière à conserver à l’intérieur de l’instrument sa teinte d’origine. Les jalousies sont encore très efficaces et il n’a pas paru souhaitable de remplacer le feutre qui les garnit, qui est en bon état. Le mécanisme des jalousies a été désoxydé.
Quelques protections en bois ont été ajoutées pour protéger les vergettes à certains endroits très exposés, ainsi que les tuyaux du Clairon 4 de pédale, qui sont en plein passage. De même ceux du Prestant et les pieds en zinc des tuyaux de 10 2/3 de la pédale ont été aussi protégés
Pour les tuyaux de façade, les dix plus grands tuyaux ont été suspendus, avec des tiges filetées de réglage, de manière à soulager les pieds et les bouches, mais les agrafes aux croissants ont été maintenues ou rétablies.
Aux autres tuyaux, les agrafes ont été vérifiées.



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