Introduction
Le premier orgue
Le projet
La commande
La construction
1881 : l’inauguration
De 1881 à 2004
Sources

Introduction
Le buffet
Les sommiers
Les transmissions
La console
La tuyauterie
La soufflerie
Présentation générale

Dalstein & Hærpfer
Un patrimoine impressionnant

Composition

L’été de l’Orgue 2014

Liens utiles
Contacts
Rechercher

La console

La console est indépendante, de Dalstein-Hærpfer, tournée vers le chœur.
Le meuble est en chêne verni, ultérieurement recouvert de cire.
Les trois claviers sont en chêne, avec frontons à angle droit au grand-orgue et biseautés au positif et au récit, plaqués d’os.

Naturelles plaquées d’ivoire, d’origine sauf une dizaine de plaquettes dépareillées. Feintes en ébène. Octave 160 mm (division à l’allemande), longueur des palettes 44 mm au grand-orgue, 48 mm au positif et 45 mm au récit,
Longueur des feintes 75 mm au grand-orgue, 73 mm au positif et 67 mm au récit.

Le pédalier est de Dalstein-Hærpfer, en chêne, droit, non concave. Octave : 416 mm, longueur des naturelles 500 mm et longueur des feintes 130 mm.

Le banc est de Dalstein-Hærpfer, en chêne, avec montants en forme de lyre.

Les tirants sont de section ronde, disposés en trois gradins de part et d’autre des claviers.
Ces trois gradins sont en beau chêne verni coupé sur quartier, avec chanfreins en quart de rond en bois laqué de noir ; ils sont caractéristiques de la manière de Dalstein-Hærpfer autour des années 1880.


Les tirants ne sont pas en chêne mais en bois fruitier vernis, avec des cravates en feutre rouge. Ils ne sont pas à accrocher, grâce à un ressort intérieur qui les maintient en position ouverte ou fermée, et leur course est assez faible (40 mm). Les pommeaux tournés sont en palissandre, avec porcelaines roses pour le grand-orgue, bleues pour le positif, verts pour le récit et blanches pour la pédale. Ces porcelaines sont au complet, très homogènes.

Les accouplements et les appels se font par des pédales à accrocher en fer, disposées sur deux étages ; elles sont homogènes, à l’exception de celle de la tirasse du grand-orgue, à l’extrémité de gauche. Sous ses pédales se trouvent des inscriptions sur du carton, placées sous verre, avec des couleurs correspondant aux couleurs des porcelaines. La disposition a été modifiée par Jacquot en 1936, lorsqu’il a ajouté l’accouplement III/II et la tirasse III/P ; Jacquot a collé six morceaux de carton blanc sur les plaques de Dalstein-Hærpfer (pour les 3 tirasses, l’accouplement II/III, l’appel de la machine et l’appel des anches de la pédale).

Disposition avant restauration :
III/II Machine Anches Péd.
I/P II/P III/P II/I III/I Forte Anches I Anches II Anches III Trémolo

Disposition d’origine :
Accpt gén. Machine Anches Péd.
Orage I/P II/P II/I III/I Forte Anches I Anches II Anches III Trémolo

Disposition après restauration :
III/II Machine Anches I+P + II
I/P II/P III/P II/I III/I Forte Anches I+P Anches II Anches III Trémolo

Au centre se trouvent trois bascules en chêne, de Dalstein-Hærpfer, avec, de gauche à droite, l’expression du positif, l’expression du récit et le crescendo. Elles ont été recouvertes de caoutchouc, avec une butée en métal pour celle de l’expression du positif. Le crescendo se fait par deux rouleaux en bois qui tournent à l’aplomb des tirages des jeux et qui tirent les vergettes de tirage des jeux, en fonction de la position du rouleau.

L’appel de la sonnette du souffleur, qui est conservée dans le soubassement, se faisait par un petit bouton à tirer, sur un panneau du soubassement, derrière l’organiste, à sa droite. Ce bouton existe toujours mais le mécanisme qui le reliait à la clochette a en grande partie disparu.

La plaque d’adresse se trouve en fronton au centre de la console, au-dessus du troisième clavier. Elle est en ébène incrusté de laiton, indiquant :

DALSTEIN-HAERPFER
FACTEUR - D’ORGUES
BOULAY (LORRAINE)

Le meuble de la console a été restauré en atelier, les panneaux latéraux abîmés ont été complétés et le tout a été lessivé et rincé, puis dégraissé pour supprimer la cire et enfin traité au rénovateur de vernis (même vernis que le buffet). L’éclairage ancien a été supprimé et remplacé une nouvelle lampe pour le pédalier, plus discrète, et très plate pour ne pas gêner l’organiste (placée sur le grand panneau d’accès à la mécanique).
Le pupitre ancien a été restauré, en supprimant la planchette de contre-plaqué collée sous lui.
Les claviers ont été nettoyés et regarnis. Le jeu latéral a été corrigé, en laissant un peu de marge pour ne pas voir les touches se coincer. Les quelques plaquettes dépareillées ont été remplacées en copie par des plaquettes neuves en ivoire (a, c’, d’ et f’ au grand-orgue, c’, f’, g’ et d’’ au positif et h’ au récit). Quelques plaquettes retrouvées ont été recollées.
Le pédalier a été restauré, les marches ont été rechargées en prenant le f’ comme référence, les feintes ont été rechargées en prenant le ds’ comme modèle. Les ressorts ont été désoxydés, traités et égalisés en force.
Les tirants de jeux ont été nettoyés et les ressorts de maintien en position ouverte ont été vérifiés. Les cravates en feutre rouge ont finalement été conservées après nettoyage
Les pédales d’appel ont été nettoyées et désoxydées. Les cartons indicateurs de Dalstein-Hærpfer ont été nettoyés et copiés pour retrouver les indications d’origine. Les cartons anciens avec les ajouts de Jacquot ont été conservés à titre de témoignage historique sous les reproductions neuves.

Les trois bascules ont été restaurées et débarrassées de leur caoutchouc et de leurs butées en métal. Elles sont maintenant recouvertes de tapis anciens comme le prouvait les traces de clous. Leur ordre, modifié par Jacquot, a été maintenu. De gauche à droite : expression Positif, expression Récit, crescendo.



Copyright Renaissance des orgues